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L.I.E.S.I.

CE QUE LIESI AVAIT ANTICIPE

Evoquant la Seconde Guerre mondiale, LIESI a déjà fait référence aux cercles occultes entourant Bertrand Russell, l’un des doctrinaires favoris de l’Establishment de l’époque et inspirateur de la « guerre nucléaire préventive ». Selon lui, Hiroshima et Nagasaki étaient un avertissement direct destiné aux leaders des nations, leur intimant d’abandonner le principe de la souveraineté nationale au profit du Gouvernement Mondial, sans quoi leurs peuples seraient soumis à des « représailles dramatiques ». C’est dire combien, pour ces cercles de pouvoir, tous les moyens sont bons pour arriver à leur fin. Y compris, et on l’a vu récemment avec les attentats du 11 septembre 2001, par le moyen de la terreur.
Et leur histoire ne date pas des années 1940-60. Bien avant la création des Etats-Unis, ils agirent à partir de l’Angleterre pour échafauder la révolution française de 1789. Ils manoeuvrèrent par l’intermédiaire de personnages tels que Benjamin Franklin, Lord Shelburne, allié au régicide Philippe Egalité, cousin du roi Louis XVI et prétendant au trône français, et bien sûr Jacques Necker, un banquier de Lausanne instruit du projet de renverser la royauté française. L’objectif était alors de diminuer la puissance de la France dans le monde, essentiellement vis à vis de l’Angleterre.
Ces personnages contrôlaient d’autres agents de moindre niveau , mais tout aussi dévoués à leurs idéaux, tels que Marat ou Danton, qui fomentèrent la Terreur Jacobine...
Ayant ensuite conquis le Nouveau Monde pour y régner en maîtres, ayant diminué la puissance des nations rivales grâce au contrôle de la Haute finance, et plus particulièrement de Wall Street, après le coup de maître d’octobre 1929, ils avancent désormais inexorablement vers cette étape de Gouvernement Mondial.
En réalité, avec le recul, on s’aperçoit aujourd’hui que les deux premières guerres mondiales, annoncées par Albert Pike le 15 août 1871 dans sa correspondance avec Mazzini (chef d’orchestre des révolutions des années 1830 qui, curieusement, éclatèrent simultanément en Europe), ne furent que les étapes préalables à la mise en oeuvre d’une Troisième Guerre mondiale, annoncée comme devant commencer au Proche-Orient. Sans la création d’Israël, une telle guerre, aussi détaillée qu’elle l’est par Pike, serait impossible...
Ceci prouve donc que le « plan » de Pike ne peut se réaliser que par l’intermédiaire d’agents bien placés. En outre, sa progression à travers plusieurs générations prouve aussi que le véritable chef d’orchestre n’est pas « humain ». Tout ceci explique pourquoi aujourd’hui l’arrivée CONCOMITTANTE des « faucons », tant en Israël qu’aux Etats-Unis, juste avant la dynamique du 11 septembre 2001, ne peut pas être un ‘hasard’.
L’équipe de « faucons » installés à la Maison-Blanche et qui « pensent » pour M. Bush, correspond parfaitement à cette même philosophie du groupe d’individus proches de Bertrand Russell dans les années 1950-60. D’ailleurs, ce sont bien eux qui, dès 2001, ont poussé le président américain à développer à marche forcée le programme des « mini-nuke », ces petites armes nucléaires dont personne ne parle.
A l’époque de B. Russell, le « complexe militaro-industriel » croyait donc pouvoir dominer le monde par la terreur. Un homme politique comme Truman abonda dans cette perspective et il se fourvoya dans la guerre de Corée. Heureusement, il y eut un sursaut et Eisenhower intervint. En outre, en possession de l’arme nucléaire, l’Union Soviétique calma les velléités de ces fanatiques et il en résulta un « équilibre » qui a duré jusqu’au début des années 1990, une fois que fut lancé le mirage de la pérestroika qui devait, non seulement transformer le paradigme USA/URSS en « choc des civilisations », mais encore préparer les événements géopolitiques et financiers à venir... ceux qui, précisément, doivent justifier les alliances des protagonistes de la Troisième Guerre mondiale... LES ATTENTATS D’ISTANBUL DU 20 NOVEMBRE 2003 RENTRENT DANS CETTE FROIDE LOGIQUE...

Comme si nous pressentions quelque chose...

Dans le précédent numéro, évoquant le Vietnam du désert des Américains et de ses alliés, nous émettions des doutes, de plus en plus fondées d’ailleurs, sur le fait que cette situation était une triste saynète sans doute orchestrée dans ce vaste pays des derricks pétroliers irakiens. LIESI envisageait que cette débâcle avait très probablement été souhaitée par le « Comité X » et peut-être dans une certaine mesure, par quelques pantins néo-conservateurs. En fait, tout cela ressemble à un puzzle codé que les non-initiés peuvent quand même comprendre à partir de la prose du pontife luciférien Albert Pike. Plus précisément, rappelons-le, lorsqu’il évoquait la nécessité d’un troisième conflit mondial, articulée autour de la dialectique hégélienne thèse/antithèse et plus précisément juif/islam !
Afin de brouiller les pistes et faire croire que le hasard préside au grand jeu géopolitique et au monopoly financier planétaire, un universitaire, Samuel Paul Huntington a traduit cela par le « Choc des Civilisations ».
Dès cet été 2003, nous laissions entendre que de nouveaux attentats étaient nécessaires aux néo-conservateurs et aux adeptes de cette idéologie de chaos. Dick Cheney était monté au créneau les 24 et 29 juillet et martelait « les terroristes veulent à nouveau frapper... » (Numéro 44) Dès cet été, nous avancions que ce conflit en Irak se solderait par un bourbier parce que l’objectif était de détruire le baasisme (en Irak et en Syrie) au profit d’un chiisme fanatique, unifié dans la région. (numéros 39 et 41)
Enfin, après bien des tractations, la Turquie s’intégrait à la puissance anglo-américaine. C’était un succès considérable pour les néo-conservateurs. Premièrement, parce que ce pays tient une position stratégique dans une région du monde très dangereuse. Deuxièmement, parce que ce pays appartient à la sphère islamique. Mais avant de voir plus loin, posons une question à laquelle, à notre connaissance, bien peu ont répondu : quel était le prix de cette union ?

Le prix de l'intervention de la Turquie en Irak

La décision par la Turquie d'envoyer 10.000 hommes en Irak a été monnayée au prix fort par le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, qui a su tirer profit des difficultés de l'armée américaine. Le Conseil national de sécurité turc a notamment obtenu du Pentagone des garanties sur les points suivants :
- Washington accordera un prêt de 8,5 milliards $ qui devrait raffermir une économie turque chancelante ;
- les forces turques disposeront de leur propre commandement. Elles seront déployées dans la région de al-Anbar, à l'ouest de Bagdad, et le long des frontières jordanienne et syrienne. En outre, elles disposeront de couloirs d'approvisionnement à travers le Kurdistan irakien ;
- les Etats-Unis ne s'opposeront pas à des opérations contre le PKK, rebaptisé Kadek, et dont quelque 5.000 rebelles armés ont trouvé refuge dans le triangle frontalier entre la Turquie, l’Iran et l’Irak.
- Ankara se réserve la possibilité de protéger les droits de la minorité turkmène du Kurdistan, ce qui est également un moyen de limiter la mainmise des Kurdes d'Irak sur le pétrole des régions de Kirkouk et Mossoul.

Objectif du bourbier irakien : MASQUER LES PREPARATIFS D’AL QAÏDA ?

Ces dernières semaines, les spécialistes du terrorisme aux Etats-Unis considéraient que le conflit en Irak empêchait les Etats-Unis de se focaliser sur la lutte antiterroriste, lacune que, bien sûr, la nébuleuse d'Oussama ben Laden à exploitée.
Dans la mesure où toute la vie économique et géopolitique internationale a basculé un certain 11 septembre 2001 ; dans la mesure où Al Qaïda a été accusé et est devenu « ennemi public numéro un », il est pour le moins étonnant que les Etats-Unis soient partis en Irak s’enliser dans un bourbier annoncé par tous les militaires expérimentés. Il est aussi étonnant qu’ils se soient finalement servis d’Al Qaïda pour justifier une intervention en Afghanistan et tout de suite placer S. Hussein en tête des priorités !
En fait, LIESI estime de plus en plus que tout a été fait, dans une certaine mesure, afin de permettre à Al Qaïda de refaire ses forces et préparer l’étape suivante. Nous allons maintenant entrer dans une nouvelle phase... très dangereuse pour la paix mondiale. Et c’est dans cette perspective que les agissements de M. Poutine nous intéressaient bien avant que l’affaire Yukos n’éclate au grand jour. Parce que les liens économiques et financiers tissés entre les pays islamiques et la Russie vont s’avérer lourds de conséquences pour l’Amérique dans les mois à venir.

Ouverture de la seconde étape du terrorisme international avec la Turquie

Le choix de la Turquie n’est bien sûr pas innocent. Le pays entretient des liens étroits avec les Etats-Unis et Israël ; il appartient aussi à l'Otan (seul pays musulman membre de l'Alliance) et il veut intégrer l'Union européenne. Voilà donc un pays islamique qui tient dans le monde une position contraire à la dialectique du « Choc des Civilisations », mais surtout constitue un pont entre le monde musulman et l’Occident...
Au lendemain d’un double attentat à la voiture piégée contre des synagogues d'Istanbul qui avait fait 25 morts, le quotidien turc Varan avait attiré notre attention en disant : « il pourrait s'agir du début d'une campagne de terreur visant la sécurité de la Turquie. Les autorités doivent se préparer au pire ». (16 novembre)
Puis il y eut dans la matinée du jeudi 20 novembre, une série d'explosions qui ont secoué Istanbul, faisant 27 morts. C’est alors que notre point de vue s’est trouvé conforté par cet extrait de l’agence Reuters : « Ces derniers attentats "pourraient bien être le signe qu'Al-Qaïda a réussi à reconstituer plusieurs de ses cellules et que l'organisation est à nouveau sur le devant de la scène", estime Patrick Garrett, de GlobalDefense.org, un groupe de réflexion sur le terrorisme. » S’intéressant d’un peu plus près à l’auteur de ces propos, voici des informations complémentaires : "L'organisation table sur le fait que l'attention des Américains est presque exclusivement tournée vers l'Irak" (sic), ajoute Patrick Garrett, "ce qui lui permet de mener des opérations dans d'autres régions du monde". "Elle pourrait avoir retrouvé une capacité d'opérer dans d'autres pays avec plus d'aisance qu'elle n'en avait avant la guerre en Irak", met en garde ce spécialiste en notant qu'Al-Qaïda a "sans doute" retrouvé le moyen d
e s'approvisionner en armement et de financer ses opérations.
Le lecteur relira avec attention le dossier : « Quel est l’arrière-plan dans la guerre de Bush avec l’Irak ? ». Son contenu suffit à prouver que certaines cellules du renseignement, manipulées par ce que nous appelons le « Comité X », n’ont pas cessé depuis des années de protéger plusieurs réseaux terroristes et de les pousser à commettre des crimes et des attentats afin de justifier le « plan » de Pike adapté aux contours géopolitiques et financiers d’aujourd’hui ! En voici un extrait concluant : « En février 1995, John O'Neill fut nommé Directeur du F.B.I. pour la section contre-terrorisme à Washington. Dès qu’il fut installé, il a rassemblé et coordonné une équipe pour capturer Ramzi Yousef, qui était en route du Pakistan vers l’Afghanistan. Yousef était fortement suspecté du programme et de la direction du bombardement du World Trade Center en 1993. En trois jours, la cheville ouvrière du bombardement du World Trade Center était arrêtée et O'Neill a continué à accumuler des preuves évidentes contre les su
spects du bombardement de 1993 du World Trade Center. Au bout du compte, ils durent comparaître devant les Tribunaux américains. Pendant les six années suivantes, John O'Neill a inlassablement étudié les opérations qui ont abouti à des attentats terroristes contre les Américains, qu’ils soient en Arabie Saoudite, en Afrique de l'Est ou au Yémen, etc. Mais partout, à chaque fois, dans ses enquêtes, il s’est trouvé confronté à des obstacles de la part de certains officiers supérieurs américains... »
Rappelons que John O'Neill est ‘mort’ le 11 septembre 2001 dans l’une des tours du World Trade Center... lui, ne fut pas prévenu comme certains de ne pas se rendre au travail ce matin-là ! N’est-il pas vrai qu’il était un témoin gênant pour la puissance intra-gouvernermentale US qui souhaite protéger ben Laden ?

La vie des ‘serviteurs’ de la puissante administration US ne pèse pas lourd : qui veut la peau de Thomas Butler ?

Le procès de ce savant de la Texas Tech University (TTU) s'est ouvert hier aux Etats-Unis. Il risque une amende de 17 millions de dollars et 469 années de prison. Son crime présumé : avoir importé illégalement de Tanzanie des souches de la bactérie de la peste, maladie dont il est l'un des spécialistes. Mais les échantillons ont été volés ou détruits, selon les dires contradictoires de l'accusé. La communauté scientifique a protesté contre des charges qu'elle juge manifestement disproportionnées. Si le gouvernement des Etats-Unis voulait faire un exemple, il ne s'y prendrait pas autrement.
Dans le cadre d'une lutte contre le bio-terrorisme dopée par les attentats à l'anthrax en 2001, la leçon à l'adresse des savants peu scrupuleux paraît claire: «On ne joue pas avec la santé de la population.» Seulement, à y regarder de plus près, les choses ne sont pas aussi simples.
Le département pour lequel Thomas Butler travaillait entretient des relations étroites avec une structure nommée Institute for Environnemental and Human Health. Derrière ce nom plein de promesses se cache un centre de recherche financé très majoritairement par l'armée pour ses travaux sur les armes bactériologiques. La structure sert de cheval de Troie à l'armée pour investir la recherche civile.
L'organisation Sunshine Project, une ONG qui enquête sur le développement des armes biologiques, a ainsi trouvé dans les comptes de la Texas Tech University la trace de contrats militaires en cours pour un montant de 7,5 millions de dollars. Avec ses travaux sur la peste du plus haut intérêt militaire, Thomas Butler était au centre de ce système. L'armée était indirectement son véritable employeur.
L'armée qui «élimine» un savant pour protéger le secret de ses recherches, le procédé n'a rien de nouveau. L'affaire Frank Olson fournit un précédent célèbre. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ce savant a travaillé pour la CIA au développement d'armes biologiques, notamment l'anthrax. Mais, devenu trop imprévisible, il a été assassiné par ses employeurs en 1953.
Le procès de Thomas Butler a donc certainement valeur d'avertissement, mais dans un registre qui diffère de la version grand public. Entendre: «Lorsque l'on bénéficie des largesses du Pentagone pour ses travaux, aucune indiscrétion n'est permise et aucun faux pas toléré.»
Il s'agit, bien sûr, étant donné l'extrême dangerosité des agents manipulés, de ne prendre aucun risque de fuite. On sait aujourd'hui que la souche d'anthrax utilisée pour les attentats de 2001 provenait des laboratoires de l'armée... Mais il s'agit surtout de protéger le secret qui entoure l'activité dans le domaine. Quelles conséquences si l'on venait à savoir que les USA travaillent d'arrache-pied à la fabrication de nouvelles armes de destruction massive et enfreignent allègrement la Convention sur les armes biologiques ?
Car il ne fait pas de doute que, sous le couvert du développement de contre-mesures contre le risque terroriste, Washington développe des moyens offensifs. Toujours selon Sunshine Project, les chercheurs étasuniens sont ainsi en passe de recréer en laboratoire le virus de la grippe espagnole, une maladie virulente qui a tué plus de 20 millions de personnes en 1918.
Le procès Butler n'est pas seulement celui d'un savant distrait et peu rigoureux. C'est celui d'un Etat qui ment à ses citoyens, prétendant les protéger tout en créant des armes incontrôlables. C'est celui d'une communauté scientifique qui se fait complice de ce projet insensé.
(Source : Le Courrier Suisse)

Attentats en Turquie : une nouvelle étape du terrorisme

Au delà de l’avertissement adressé à tous les pays islamiques, le message est clair pour les Etats-Unis et l’Angleterre. D’ailleurs, le 21 novembre dernier, le département d'Etat américain a publié un communiqué mettant en garde les citoyens américains dans le monde contre de possibles attentats, reprenant un précédent avis d'alerte du 26 septembre pour y ajouter les inquiétudes liées aux récents attentats en Arabie Saoudite et en Turquie. Cet avis vise à "souligner à nouveau que les citoyens américains peuvent être la cible d'actes terroristes", selon ce texte, qui "note les récentes attaques terroristes de Ryad et Istanbul", qu'il attribue à l'organisation d'Oussama ben Laden ou à des "organisations associées". "Nous voyons des indications croissantes qu'Al-Qaïda se prépare à frapper les intérêts américains à l'étranger", ajoute le communiqué.
Voici comment le ministre de la Justice, John Ashcroft, préparait cette nouvelle étape terroriste dès le 3 août 2003 : « Il existe un potentiel très réel que les réseaux d’Al Qaïda frappent à nouveau l’Amérique ». (LIESI numéro 44)

Utilisation psychologique des attentats d’Istanbul

A la suite des dramatiques attentats d’Istanbul, les marchés financiers auraient dû plonger, mais M.M. Bush et Blair ont affirmé que les marchés constituaient des « symboles » et donc que les terroristes ne gagneraient pas en provoquant leur chute !
Propos bien imaginés alors que le même jour, l’une des plumes les plus célèbres de Cercle Finance écrivait : « tout est fait pour juguler le penchant naturel des marchés financiers à se replier face à une conjoncture géostratégique qui se dégrade et à une multiplication des attentats visant des symboles de la puissance de l'Occident. A partir du moment où les marchés financiers (taux, devises...) deviennent eux-mêmes un symbole "signifiant" de la volonté de résistance aux menaces de destruction et aux massacres, il devient assez vain de disserter sur les éléments techniques, la tendance sous jacente, ou encore les statistiques économiques du jour, les "forces naturelles" (haussières ou baissières) n'étant plus en mesure de s'exprimer librement. »
Voici la preuve parfaite selon quoi les marchés financiers internationaux sont MANIPULES. Quel aveu... d’impuissance !

Un président américain hanté par le passé politique de Bush Sr.

L’actuel président des Etats-Unis est conscient du fait qu'il lui reste peu de temps avant les prochaines élections présidentielles. En outre, sa personnalité fait qu’il est hanté par le souvenir de la défaite de Bush senior, résultant de la faillite de sa politique de relance économique. La marge de manœuvre pour créer de vraies places de travail est désormais trop restreinte. Il faut du temps pour qu'un projet soit approuvé, mis en oeuvre et, surtout, pour que les salaires versés aux travailleurs entrent dans le circuit économique. L'unique solution réside alors dans l'ancienne astuce de créer des attentes qui ont pour effet de s'auto-réaliser. Un phénomène qui n'est pas inconnu : si tout le monde est convaincu qu'il y aura une récession économique, alors personne ne dépensera son argent, car il vaut mieux économiser en vue d'une période de vaches maigres.
Si, en revanche, le public est convaincu que l'économie va progresser, alors il commencera à dépenser et même à engager les gains futurs dans des promesses d'achats, sous formes de dettes ou autres. De cette manière, l'économie « semble » redémarrer. Voilà pourquoi l'administration Bush fait flèche de tout bois pour que l'on obtienne, si ce n'est une véritable relance économique, du moins la perception du public qu'il y aura une reprise des activités. Reste que ces manoeuvres se font dans un cadre d'extraordinaire rigidité idéologique.
La dette augmente six fois plus rapidement que le revenu. Comment vous désendetter si vous ajoutez 6 dollars de dette pour chaque dollar de revenu ? Les Etats-Unis doivent déjà près de 3.000 milliards de plus aux étrangers que les étrangers ne lui en doivent. Et cette somme croît de 500 milliards de dollars chaque année, grâce à un déficit commercial dix fois plus vaste en 2003 qu'il ne l'était il y a dix ans. En pourcentage du PIB, les niveaux de dettes américains dépassent déjà tout ce qu'on a vu, et ils continuent de grimper tous les jours. Durant près de cent ans, le ratio dette/PIB américain était compris entre 120% et 160%. C'est seulement lors de la bulle de 1929 qu'il est devenu vraiment grotesque... en atteignant les 260%. Devinez à combien il est aujourd'hui ? Plus de 300%... et il continue de grandir. Que se passerait-il s’il n’y avait pas d’attentats ?

Vive la « reprise » : les compagnies d’assurance allemandes au plus mal

Le 17 octobre, le Parlement allemand a validé la demande du ministre des Finances Hans Eichel, de réduire le montant d’impôt des compagnies d’assurance approximativement de 5-10 milliards d’euros par an. Cette décision va aider les compagnies d’assurance vie qui ont connu de très lourdes pertes ces trois dernières années avec la chute des marchés financiers. La situation est si critique que certains évoquent même la liquidation pure et simple des « réserves » de ces entreprises ; d’autres signalent que certaines compagnies d’assurance allemandes seraient même toutes proches de l’insolvabilité. La multinationale allemande de l’assurance Munich Re vient de vendre 3.8 milliards d’euros sur ses réserves en espérant que ce geste lui permettra de restaurer sa solvabilité ! Notons que l’agence de la dette Standard & Poor l’avait « massacrée » en rétrogradant quatre fois sa note de solvabilité ces derniers mois.
D’après certaines sources bancaires, de grosses compagnies d’assurance-vie allemandes n'auraient probablement pas survécu à l'année 2004 sans de telles mesures. Le spectre d’une rechute violente des marchés financiers est ignoré car la situation deviendrait alors apocalyptique. Les petites et moyennes entreprises dans l’assurance survivent au jour le jour grâce à la remontée des marchés financiers, engagée depuis le mois de mars. On signale que leurs réserves sont très limitées et que la moindre turbulence sur les marchés financiers aurait raison d’elles.
Devant un tel constat, M. Schroder suit la ‘tactique’ de M. Bush : il estime également qu'après une pause, les marchés d'actions vont reprendre leur tendance haussière pour les mois à venir, soutenus par la reprise de la croissance et des profits.

Une « reprise » très solide, en effet...

Mi-novembre, la Banque centrale américaine avouait que le crédit à la consommation avait augmenté de 15,2 milliards de dollars aux Etats-Unis, soit un taux annuel de 9,7% en septembre. Cela représente la plus forte hausse du crédit à la consommation depuis janvier. Quelle valeur doit-on vraiment accorder à une croissance de 7% du PIB alors que l'endettement national monte en flèche ?... Il s'agit là d'une étrange espèce de prospérité, qui appauvrit ceux qui deviennent "plus riches". "En matière de finances, nous atteignons une époque de pure hérésie," affirme Jim Grant, rédacteur du Grant's Interest Rate Observer. "Les budgets sont déséquilibrés, les devises ne sont pas garanties, les déficits des comptes courants ne sont pas corrigés, les titres ne sont pas analysés et les bulles n'éclatent pas (jusqu'à ce qu'il soit trop tard)...
Les chiffres de la productivité sont bien entendu pure fiction, pour la majeure partie... mais il s'avère également que près de la moitié des superbes gains du troisième trimestre peuvent être attribués au crédit d'impôt. C'est du moins ce que rapportent Bridgewater Associates. Le Trésor américain a accordé l'équivalent de 13,7 milliards de dollars de crédit d'impôt en juillet, ce qui a provoqué "une orgie de dépenses".
Comment les gens peuvent-ils augmenter leurs dépenses quatre fois plus rapidement que leurs revenus ? Voilà un mystère que nous attendons de voir résolu. En outre, comment des gens perdant leur emploi peuvent-ils continuer à dépenser tant d'argent... acheter tant de voitures et de maisons... Voilà une autre cause de perplexité.

Quand on parle de « risque potentiel » sur l’immobilier en Europe

Véronique Riches-Flores, chef économiste à SG Securities, s’inquiète des risques nouveaux qui pèsent désormais sur le marché immobilier. Celui-ci a profité, ces deux dernières années, de mesures exceptionnelles comme la baisse historique des taux et les allégements fiscaux. "C’est en effet dans ce secteur que sont allés massivement se loger les surcroîts de liquidités générés par les politiques économiques" observe l’économiste qui alerte : "Cet effet d’aubaine a certainement vécu". Pour parer un retournement trop brutal et un éventuel éclatement de ce qui ressemble bien à une bulle, Véronique Riches-Flores pointe du doigt le véritable casse-tête auquel seront confrontés les banquiers centraux. Comment en effet maintenir des conditions de crédit avantageuses quand on publie des statistiques illusionnant sur une reprise ? En France, les préoccupations sont plus nombreuses encore car l’inquiétude vient aussi du marché de l’emploi. "Les perspectives sont très détériorées car il n’y a pas eu ici d’ajustement comm
e en Allemagne". Pour elle, plusieurs menaces s’accumulent sur l’économie mondiale.

Nouvelles de Russie - Veut-on assassiner M. Poutine ?

« Le Sunday Times de Londres du 19 octobre publiait une histoire avec le titre dramatique "Complot anglais pour assassiner le Président Poutine", déclarant que Scotland Yard avait "déjoué un possible complot pour assassiner Vladimir Poutine, le Président de Russie, après l'arrestation à Londres d'un agent de renseignement russe transfuge" Deux prétendus assassins possibles avaient été arrêtés une semaine plus tôt et interrogés pendant cinq jours sur leurs tentatives de recruter des exilés russes en Angleterre. Il était prévu de tuer Vl. Poutine "par un sniper au cours d'un de ses voyages à l'étranger" L'un de ces hommes est identifié comme un major du FSB [ex- KGB].
Le renseignement de Scotland Yard est supposé provenir d'un ex-officier du FSB, Litvinenko, vivant en Angleterre depuis trois ans et associé du magnat Boris Berezovsky, qui vit également maintenant en Angleterre. Ici l'histoire devient louche : les recruteurs d'assassins auraient raconté leur plan à Litvinenko, qui l'aurait rapporté à Berezovsky, lequel se serait assuré que Litvinenko aille à Scotland Yard. Le journal de Berezovsky, Kommersant, titre avec parti pris : "Berezovsky sauve Poutine !"
L'article du Sunday Times parait exactement au moment où M. Poutine visite l'Asie du Sud Est, dans un exercice diplomatique très complexe. Berezovsky lui-même, dans un long entretien au Moskovskiye Novosti du 21 octobre, concocte une analyse selon laquelle une faction du FSB voudrait tuer Poutine et installer "quelqu'un comme Yevgeni Primakov". La seule activité "sur le terrain" signalée en Russie en relation avec cette affaire, fut l'arrestation, cette semaine, sur une route près de Moscou, d'un avocat qui représentait Litvinenko avant sa défection. » (Source : EIW, numéro 43)
Quoi qu’il en soit, suite à l’arrestation du patron de Yukos Oil, Khodorkovsky, plusieurs politiciens et hommes d’affaires russes ont demandé une audience à Vladimir Poutine. Ce dernier aurait cherché à les tranquilliser, du moment qu’ils n’étaient pas à la solde d’intérêts étrangers. Selon certaines cellules privées du renseignement américain, la décision du Président Poutine est une réponse directe « au cas d’aliénation mentale qui existe à Washington ». Ceci confirme donc parfaitement nos analyses. D’aucuns voient dans cette affaire un moyen pour la présidence de favoriser le rapatriement des capitaux russes à l’étranger et une plus grande méfiance à l’encontre des investisseurs internationaux, essentiellement américains.

La réponse iranienne aux intimidations d’Israël et de Washington

Suite aux intimidations d’Israël et de Washington, la réponse de l’Iran ne s’est pas fait attendre. Interrogé par le quotidien saoudien Dar Al-Hayat, le chef de l'Armée de l'air iranien, le Général Reza Bardis, a répondu aux questions portant sur un éventuel bombardement israélien de la centrale de Bushehr, au sud de l'Iran : «Nous savons qu'Israël ne commettra pas une telle erreur et ne se lancera pas dans cette aventure, parce que les représailles qu'elle subirait de la part de l'aviation et des forces armées iraniennes seraient fortes et puissantes, au point qu'ils ne seraient pas capables de s'en relever avant longtemps. [...] Israël sait l'étendue de notre puissance, et que si elle se lance dans une telle aventure, nous avons déjà un plan prévu que nous exécuterons en réponse à n'importe quelle attaque.»
Le président Khatami avait, lui, appelé les forces britanniques et états-uniennes à quitter l'Irak, sous peine de voir «tous les pays de la régions [aider] au retour de la stabilité dans ce pays». Le chef d'état-major iranien, le Général Ali Salimi, a confirmé à Al Hayat qu'il n'exclut pas la possibilité d'une confrontation avec les Etats-Unis à l'avenir : «Nous appelons les forces américaines à quitter l'Irak car leur présence représente une menace pour notre sécurité (...) Nous avons massé nos troupes le long des frontières avec l'Irak, car n'importe quel type d'insécurité ou d'instabilité là-bas peut affecter l'Iran.»

L’Iran a-t-il les moyens de ses prétentions ?

Jusqu’ici, l’Iran était ‘soupçonné’ de vouloir se doter de l'arme nucléaire. On vient cependant d’apprendre que les dirigeants ont fait construire secrètement à Ispahan (centre-ouest du pays) une installation pour enrichir de l'uranium à des fins militaires. Cette information est toute récente. Elle a été révélée à la fin du mois d’octobre, à Vienne, par Firouz Mahvi, porte-parole en Autriche du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, Moudjahidines du peuple). Selon celui-ci, si la communauté internationale n'agit pas, il est "très probable" que l'Iran disposera de la bombe atomique "d'ici à 2005". Le site d'Ispahan abriterait, en outre, une unité de fabrication de combustible nucléaire qui alimenterait le site de Natanz, selon la résistance iranienne.
Dans la foulée, Moscou a annoncé le report à 2005 de la mise en service du réacteur nucléaire de la centrale, officiellement pour des raisons techniques. Toutefois, le patron de la compagnie nucléaire publique russe Rosenergoatom, Oleg Saraev, a reconnu devant la presse à Berlin que cette décision relevait de considérations diplomatiques liées aux incertitudes des intentions iraniennes.

Election d'Arnold Schwarznegger : inquiétude confirmée par un politicien mexicain

Le Gouverneur de l'état mexicain de Zacatecas, Ricardo Monreal, craint que l'élection d'Arnold Schwarznegger à la tête de la Californie, "un homme d'un caractère très xénophobe et raciste", ne transforme dramatiquement la vie des 500.000 immigrés mexicains. Il évoque des risques de "persécutions" et "des violations conséquentes" des droits de l'homme pour ces immigrés. Son commentaire est le suivant : "Nous devons être très prudents avec cet acteur, parce qu'il nous fait penser que la Kristalnachts (connu chez nous comme la Nuit de Cristal où les magasins juifs furent détruits) de l'Allemagne Nazie de 1938 pourrait être ranimée".

Les néo-conservateurs lorgnent-ils McCain pour remplacer M. G.W. Bush ?

Avec le Président Bush en position critique à cause de l'effondrement de l'économie américaine, de la spirale des coûts du bourbier irakien, de l'incapacité à trouver en Irak les armes de destruction massive ou de stopper le terrorisme, la cabale des néo-conservateurs autour du Vice-Président Dick Cheney explore la possibilité de vaincre Bush en 2004 en répétant la manoeuvre du "Bull Moose" de l'élection de 1912. Un "troisième parti" trouble-fête [le Progressive Party dont l'élan -le bull moose- était le symbole] de Teddy Roosevelt fut alors utilisé pour assurer la défaite du Président sortant William Howard Taft. Les néo-conservateurs, tel Robert Kagan, disent ouvertement qu'ils préféreraient un "ticket" Joe Lieberman / McCain plutôt que le mentalement incompétent Bush et ils pensent que cela attirerait le vote des fondamentalistes chrétiens et l'argent du lobby israélien pour les élections de 2004.
Le numéro du 9-11 septembre du Weekly Standard, la publication phare des néo-conservateurs bellicistes aux USA, a donné le signal : envoyez sans limite de l'argent, des soldats, du matériel et du personnel en Irak. Sinon, la doctrine Cheney de la guerre préventive et du redécoupage du Moyen-Orient "mourra" en Irak. L'article était écrit par William Kristol et Robert Kagan, deux des principaux Straussiens qui assurent la propagande de la politique belliqueuse impérialiste de Dick Cheney.
Quelques jours après la publication de l'article Kristol-Kagan, le sénateur John McCain (R-Ariz) écrivit une analyse identique pour le Washington Post du 31 août, intitulée "Pourquoi nous devons gagner". McCain qui revenait d'un voyage en Irak critiqua l'administration Bush d’essayer de gagner la paix en Irak "à bon marché". Il demande l'envoi d'au moins une division de troupes, il exige davantage de conseillers civils américains, et l'engagement de dizaines de milliards de dollars l'année prochaine pour éviter une descente dans le chaos et ce qu'il décrit comme la plus grande défaite américaine depuis le Vietnam. McCain répète aussi l'avertissement de Kristol-Kagan qu'en aucun cas on ne doit donner à l'ONU un rôle important dans l'occupation ni la reconstruction de l'Irak. (Source : EIW)

Tony Blair en danger

Le nouveau livre de John Kampfner "La Guerre de Blair" (Blair's War) porte un nouveau coup au Premier Ministre. J. Kampfner est le rédacteur politique du magazine de gauche, pro-Labour, New Statesman. Ce livre révèle que Jack Straw, le ministre des Affaires étrangères, avait supplié Blair, dans les jours précédents la guerre, de ne pas s'associer militairement aux USA contre l'Irak. Le New Statesman, qui passe pour être le porte-parole du Chancelier de l'Echiquier Gordon Brown, avait déjà en juillet publié un article se demandant si Blair n'est pas fou, "un psychopathe possible", etc. Kampfner était un des principaux rédacteurs de cette enquête. Tout ceci donne à croire qu'il se trame divers accords en vue de l'"après Blair". D'après une source londonienne, Gordon Brown se prépare à succéder à T.Blair et complote en ce sens avec Jack Straw. Un certain nombre de ministres soutiennent Brown, y compris John Prescott, Vice Premier Ministre fidèle de Blair. La position de Brown a d'ailleurs été confortée par le vo
te des Suédois contre l'euro.
Un article du 16 septembre du quotidien allemand Junge Welt confirme cette analyse. La prochaine épreuve pour Blair est le coût énorme de l'intervention en Irak pour l'économie britannique. Ce coût pour cette seule année est de 4,5 milliards de livres et sans tenir compte des 1.200 hommes supplémentaires annoncés. L'homme qui a mis en garde contre ces conséquences est Gordon Brown. (Source : EIW, numéro 38)

La Chine toujours visée ... le DOLLAR fébrile et l’OR clinquant

Les Etats-Unis sont en train de réexaminer leurs relations commerciales avec la Chine en raison des perturbations causées sur le marché par certains textiles chinois, a déclaré récemment le président George W. Bush.
Immédiatement, M. A. Greenspan, patron de la Banque centrale américaine, avec le minimum de précautions oratoires d'usage a sentencé vertement la Maison-Blanche pour avertir des graves conséquences qu’une telle décision provoquerait. Après les surtaxes sur l'acier de l'an passé, objet de vives critiques notamment du FMI, voilà que M. Greenspan monte à son tour au créneau pour dire que trop, c'est trop.
Cette seconde intervention, après celle critiquant en début d'année les baisses d'impôts, n'est pas de nature à réchauffer ses relations avec la Maison-Blanche.
En fait, comme l’explique le Dr Kurt Richebächer, économiste, écrivain et banquier international respecté : "Dans l'ensemble, les Américains ont dépensé et continuent de dépenser plus que ce qu'ils ne gagnent. Et alors, me direz-vous, où est le problème ? Pourquoi une consommation excessive devrait-elle freiner la croissance économique ? En bref, la réponse est la suivante : des dépenses de consommation supérieures aux revenus sont forcément supérieures à la production, et c'est aux producteurs étrangers que profite l'essentiel de ces dépenses de consommation, ce qui n'ajoute rien au PIB américain"... Et ce sont ces étrangers qui financent les déficits américains en répondant présent à chaque fois pour se gaver de bons du Trésor US. Il va de soi que leur déclarer une guerre commerciale, c’est signer l’arrêt de mort du Dollar.
En tout cas, LIESI estime que ce remue-ménage ne changera rien aux faits. Comme la Russie, la Chine se prépare à l’effondrement des Etats-Unis. Tout récemment, un bruit de couloir laissait entendre que la Banque de Chine commençait à spéculer sur l'or. Après consultation de la presse chinoise voici ce qu’il en est.
Pour la première fois "depuis la fondation de la République populaire de Chine en 1949", rapporte le Shanghai Daily, les investisseurs particuliers peuvent acheter de l'or en lingots à un taux de change fixé de façon officielle. Depuis que Mao Tse-Tung a fait circuler ses livrets rouges, la Banque de Chine a fermement réglementé la spéculation sur l'or. Toutefois, cette nation communiste déréglementée et de plus en plus confiante laisse "le peuple" décider par lui-même de la quantité d'or qu'il souhaite posséder. Que vont faire les Chinois d’après vous ?
"L'or est un métal politique", déclarait M. Lips, en faisant allusion aux pressions exercées sur l'or au cours des siècles. Manipulation des cours, confiscation, prohibition... les gouvernements n'ont reculé devant rien pour se libérer du "carcan" de l'or, et ainsi faire tout ce qu'ils voulaient au papier-monnaie. A chaque fois, cela a mal tourné. Et le dollar en est une magnifique preuve : il a perdu 93% de sa valeur depuis 1914, date où l'étalon-or a été abandonné. Sans l'appui de l'or, une monnaie fiduciaire finit toujours par retourner à sa valeur originelle : c'est-à-dire rien de plus que le papier sur lequel elle est imprimée.
Même si les attentats sont « utilisés » pour la propagande d’une reprise virtuelle et truquée par des statistiques falsifiées selon une comptabilité à la ENRON, les étrangers les plus réfléchis sont en train de liquider leurs avoirs en Dollar... signe de leur défiance en l’économie américaine.
Pour le mois de septembre 2003, les entrées nettes de capitaux aux Etats-Unis sont tombées à environ USD 4,2 milliards en septembre, contre USD 50 milliards en août. Dès que cette statistique fut publiée, le Dollar a violemment piqué du nez. En outre, tout dernièrement, les adjudications des bons du Trésor, à partir desquelles le gouvernement américain peut financer son déficit, ont vu une participation bien moins importante des étrangers. Le jour où ces adjudications se passeront mal, attendez-vous à assister à la fermeture probable de certaines... banques.
Citibank, l'un des plus grands opérateurs sur les marchés des changes internationaux et l'un des plus fervents haussiers, vient de clôturer toutes ses positions à long terme sur le dollar le 19 novembre dernier. Le revirement de Citibank est significatif, déclare le Dow Jones News, "en ce sens que la chute du dollar a forcé l'un des plus gros haussiers du marché du dollar à modérer son optimisme envers cette devise"...
Le 22 octobre 2003, le ministre des finances russe Aleksei Ulyukayev a dit que la portion de dollar par rapport à l’or dans les réserves russes sera réduite de 5% tandis que la part d’euros augmentera du même montant. Actuellement, ces parts sont de 70% et 25% respectivement. A. Ulyukayev a encore noté l'importance croissante des marchés européens pour la Russie, et les gains de l'euro contre le dollar sur le marché international des devises (17% cette année). Enfin, il a justifié l’actuelle politique monétaire de son pays par le fait que les compagnies russes effectuent désormais 40% de leurs règlements en euros.

Maintenant, que signifie une consommation excessive, un PIB gonflé artificiellement... ? Où allons-nous ?

 
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